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FROM INSIDE

Chapeau : Enfant de la belle génération belge des années 80, co-directeur du Centre Chorégraphique Charleroi-Danse, Thierry de Mey passe, avec un talent égal et une rare sensibilité, des formes musicales et cinématographiques aux collaborations chorégraphiques.
Date : DU JEU 14 AU VEN 22 MAI, DE 17H A 19H
SAM 16 DIM 17 ET JEU 21 MAI DE 15H A 19H

Source : Le-Maillon (http://www.le-maillon.com)

Genre Agenda : danse

Rubrique : 2008-2009

THIERRY DE MEY musicien

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du 14/05/2009 17:00 au 22/05/2009 20:00
Salle : MAILLON-WACKEN / HALL 1
Parc des Expositions, Place du Wacken
03 88 27 61 81
Strasbourg 67000 France (Est)




Texte : CONCEPTION, RÉALISATION FILMS ET MUSIQUE ORIGINALE THIERRY DE MEY
PRÉSENTÉ PAR LE-MAILLON ET PÔLE SUD,
DANS LE CADRE DU FESTIVAL NOUVELLES STRASBOURG DANSE



Visite accompagnée, tous les jours à 19 h,
sur réservation uniquement : 03 88 27 61 81
Scolaires : sur rendez-vous : Le-Maillon 03 88 27 61 71 / Pôle Sud 03 88 39 23 40
Entrée libre



Enfant de la belle génération belge des années 80, co-directeur du Centre Chorégraphique Charleroi-Danse, Thierry de Mey passe, avec un talent égal et une rare sensibilité, des formes musicales et cinématographiques aux collaborations chorégraphiques. Rythmes et mouvements sont au coeur d’une oeuvre polymorphe qui ne lasse pas d’enchanter le spectateur aux quatre coins du monde où il promène ses dispositifs de vidéo-danse.

Avec From Inside, nous approchons le vieux rêve de la danse « vue et entendue » de l’intérieur de l’espace dansé. Le visiteur pénètre dans une boîte noire où sont projetées trois films sur un mur frontal et deux murs latéraux. Trois fenêtres de lumière parallèles aux écrans définissent l’aire de jeu. Quand le mouvement d’un spectateur y est détecté, le dispositif interagit avec l’image, le son et le montage, suivant des modes soigneusement prédéterminés. L’installation fonctionne en mode juke-box : le spectateur choisit à quelle séquence filmée, à quel univers de mouvement il va être confronté. Et le choix de ces univers répond au désir de représenter l’éventail le plus large de la pratique chorégraphique et de sa diversité géographique.
Trois films donc et trois rencontres : avec le chorégraphe William Forsythe et les danseurs du Frankfurt Ballett, le site de Gibbelina, ville détruite par un tremblement de terre puis coulée dans le ciment en hommages aux victimes par l’artiste Alberto Burri, et le dédale urbain de Kinshasa.



Mots-clés : From Inside, Thierry De Mey, Festival Nouvelles Strasbourg Danse, Charleroi Danse, Forsythe, Kinshasa, Gibelina
Inséré le : 17/07/2008 11:30
BIOGRAPHIES
Thierry De Mey

Thierry De Mey, né en 1956, est compositeur et réalisateur de films. L’intuition du mouvement et du bondissement est sans doute ce qui guide l’ensemble de son travail_: «_refuser de concevoir le rythme comme simple combinatoire de durées à l’intérieur d’une grille temporelle, mais bien comme système générateur d’élans de chutes et de développements nouveaux_» constitue le postulat préalable à son écriture musicale et filmique.
Une grande partie de sa production musicale est destinée à la danse et au cinéma. Pour les chorégraphes Anne Teresa De Keersmaeker, Wim Vandekeybus et sa s½ur Michèle Anne De Mey, il fut souvent bien plus qu’un compositeur, mais aussi un précieux collaborateur dans l’invention de «_stratégies formelles_» - pour reprendre une expression qui lui est chère. Ses principales réalisations et compositions sont Rosas danst Rosas, Amor constante, April me, Kinok (chorégraphies A. T. De Keersmaeker) ; What the body does not remember et Les Porteuses de mauvaises nouvelles, Le Poids de la main (chorégraphies de W. Vandekeybus), Dantons Töd (dir. Bob Wilson), Musique de tables, Frisking pour percussions, un quatuor à cordes, Counter Phrases, etc.
Il a participé à la fondation de Maximalist ! et de l’ensemble Ictus qui a créé plusieurs de ses pièces (dir : G. E. Octors). Il a été artiste en résidence au Fresnoy en 98 et compositeur en résidence à Strasbourg au festival Musica 2001 et 2002 et figure centrale du festival Musique en scène Lyon 2004. Sa musique a été interprétée par de grands ensembles tels que le quatuor Arditti, le Hilliard ensemble, le London Sinfonietta, l’Ensemble Modern, le Muziek Fabriek et l’Orchestre Symphonique de Lille.
Les installations de Thierry De Mey où interagissent musique, danse, vidéo et processus interactifs ont été présentées dans des manifestations telles que les biennales de Venise, de Lyon et en de nombreux musées.
Son travail a été récompensé de prix nationaux et internationaux (Bessie Awards, Eve du Spectacle, Forum des compositeurs de l'Unesco, FIPA…).
Il exerce également une activité pédagogique lors de stages, conférences, académies d’été et cours de composition. Depuis la fondation de PARTS, il dirige le cursus de composition chorégraphique_; plusieurs de ses étudiants ont acquis une réputation internationale.
Le film / installation Deep in the woods (2002-2004) réunit plus de 70 danseurs / chorégraphes. Pour le film Counter Phrases (2003-2004), 9 compositeurs répondent à son invitation danse / film_: S. Reich, F. Romitelli, M. Lindberg, T. Hosokawa, G. Aperghis, J. Harvey, L. Francesconi, R. De Raaf et S. Van Eycken.
En 2003, le processus de travail avec Anne Teresa De Keersmaeker sur April me a fait l’objet d’un documentaire Corps accord produit par ARTE.
En 2004, il est invité par le British Council et la BBC pour diriger une expérience originale danse / TV : Dance film academy diffusé en mars 2005. La chaîne ARTE a diffusé 3 de ses films en avril 2005.
En juillet 2005, il a été nommé dans le quatuor de direction artistique de Charleroi / Danses, Centre chorégraphique de la Communauté française.
En 2006, il a réalisé une installation d’après le conte de Perrault, Barbe Bleue et un film, One Flat Thing reproduced, sur la chorégraphie de William Forsythe, diffusé sur ARTE en octobre. Sa nouvelle installation interactive, From Inside, a été créée lors de la Biennale de Charleroi / Danses 2007.
DISTRIBUTION
Conception, réalisation films et musique originale Thierry De Mey
Ingénierie, conception et réalisation du dispositif Christophe Lebreton (Grame)
Montage films Boris Van der Avoort, Isabelle Boyer
Direction technique Gianni Brecco
Production déléguée Vincent Thirion
Responsable production Katia Lerouge
Chargée de production films Ludovica Riccardi
Techniciens installations Maurizio Pipitone, Frédéric Barbier
Assistant informatique Max Bruckert (Grame)

Production Charleroi/Danses
Coproduction
Grame - Centre National de Création Musicale à Lyon
Palais des Beaux-Arts, Bruxelles
MusikTriennale Köln
The Forsythe Company

En partenariat avec MK2TV
En collaboration avec l’A.M.I. - Centre National de Développement pour les Musiques Actuelles, Marseille / Les Percussions Claviers de Lyon / Le Manège.Mons/CECN/technocité

Avec le soutien du Ministère de la Communauté française, de la Communauté française Wallonie-Bruxelles (CGRI), de l’Ambassade de France en Belgique, de YAMBI ! Congo Wallonie-Bruxelles 2007, du Centre Wallonie-Bruxelles à Kinshasa et du programme D.A.N.C.E.

D.A.N.C.E. est soutenu par l’Union Européenne dans le cadre du programme Culture 2000

Photographies Thierry DeMey
cATPAYS
INSTALLATION, VIDÉO-DANSE / BELGIQUE
date
14 > 22 MAI
LE PROJET
Génèse du projet

En 2003, Grame, centre national de création musicale à Lyon, invite le compositeur et réalisateur Thierry De Mey dans ses studios pour la réalisation d’une nouvelle ½uvre musicale interactive. Il est également l’un des compositeurs invités en résidence dans le cadre de la Biennale Musiques en Scène 2004.
De nombreux projets lui sont consacrés et sont présentés à l’occasion de cet événement_: concert-portrait avec les étudiants musiciens et danseurs du CNSMD de Lyon, spectacle danse / musique / images avec l’ensemble Ictus, installations sonores et visuelles au Musée d’Art Contemporain de Lyon...
Enfin, Light Music, pour un chef soliste (interprété par Jean Geoffroy), projections et dispositif interactif, fruit d’une collaboration et d’une complicité étroites entre le compositeur, l’interprète et les équipes techniques du Grame à Lyon et du Gmem à Marseille, ½uvre fondée sur le principe de détection du mouvement, est créée dans le cadre de la Biennale.
La pièce inaugure une nouvelle étape dans la perspective d’une série de travaux, explorant la frontière sensible entre gestes producteurs de sons et mouvements chorégraphiques, écrites par Thierry De Mey depuis le début des années 1980.
Grâce aux nouvelles technologies en matière de captation du geste, l’interprète contrôle, déclenche, manipule, du simple mouvement de ses mains, les sons dans l’espace.
La notion centrale de détection du mouvement, moteur conceptuel et informatique de ce projet, peut notamment s’appliquer à un dispositif interactif de projection, dans lequel le visiteur peut interagir sur les images projetées et les séquences sonores.

Charleroi / Danses, Grame et Thierry De Mey collaborent désormais pour la conception et la réalisation d’un nouveau dispositif interactif de projection : From Inside (« (vu) de l’intérieur »).

Le projet From Inside

Avec From Inside, nous voudrions approcher le vieux rêve de la danse « vue et entendue » de l'intérieur de l'espace dansé.
Il s’agit de faire vivre au visiteur de l’installation une expérience originale de perception de la danse en l’engageant dans la remise en question de l’espace dansé grâce à un dispositif interactif.

Le visiteur pénètre dans une boîte « noire » où sont projetées des images sur le mur frontal, les murs latéraux. Trois fenêtres de lumière parallèles aux écrans définissent l’aire de jeu. Quand le mouvement d’un spectateur y est détecté, le dispositif interagit sur l’image, le son et le montage, suivant des modes soigneusement prédéterminés.

L’installation fonctionne en mode juke-box : le spectateur peut choisir à quelle séquence filmée, à quel univers de mouvement il va être confronté. Elle peut être vécue de manière active ou contemplative, de l’intérieur de la boîte noire. Les écrans trans-sonores permettent à la lumière de passer ; le public, selon les lieux de présentation et la configuration du dispositif, pourra circuler autour de l’installation et l’appréhender « en transparence », observant les mouvements des visiteurs.

Le choix de ces univers répond au désir de représenter l'éventail le plus large entre la pensée chorégraphique la plus élaborée, et de différencier autant que possible les localisations géographiques :

Frankfurt, Thematic Variations - William Forsythe
Sicilia, Vie di Gibellina - Manuela Rastaldi
Kinshasa, ville en mouvement

A PROPOS
FRANKFURT, THEMATIC VARIATIONS
PROPOSITION CHOREGRAPHIQUE / WILLIAM FORSYTHE


En avril 2006, Thierry De Mey s’est rendu en Allemagne afin de réaliser le film d’une pièce majeure du répertoire de William Forsythe : One Flat Thing reproduced, sorte de « parcours sauvage » visuel et sonore, où les danseurs évoluent au milieu de grandes tables, qu’ils déplacent et disposent dans l’espace. La chorégraphie se construit dans les passages entre, sous et sur ces surfaces habitables. Les quatorze danseurs répondent à plus d’une centaine de signaux donnés par les interprètes eux-mêmes, comme autant de points de repères qui déclenchent les lignes chorégraphiques.
Pour l’installation From Inside, des séquences originales de mouvement, « thematic variations » sur les thèmes chorégraphiques de One Flat Thing reproduced ont été tournées. La pièce de William Forsythe s’élaborant déjà sur un principe d’interactivité riche et complexe, le mode de déclenchement induit par le spectateur s’orientera plutôt vers une interactivité purement musicale et sonore.

Charleroi / Danses, Grame et Thierry De Mey collaborent désormais pour la conception et la réalisation d’un nouveau dispositif interactif de projection : From Inside (« (vu) de l’intérieur »).

Filmer One Flat Thing reproduced
Thierry De Mey, Francfort, le 14 septembre 2005


Intentions et moyens
Le réalisateur d’un film de danse est forcément confronté à l’opération de « traduction » d’un média vers l’autre. S’il s’agit de filmer une chorégraphie « culte » préexistante au film, le défi se double d’un « devoir de mémoire » puisque le film de la chorégraphie portera, dans un futur plus ou moins proche, le souvenir des représentations scéniques. One Flat Thing reproduced est à juste titre considéré comme une oeuvre majeure de William Forsythe, où la virtuosité des interprètes rivalise avec l’ingénieuse complexité de la chorégraphie (au point que l’on a entendu à propos de cette pièce le qualificatif de William Forsythe’s olympics ! ). Ce projet couple dès l’origine la réalisation d’un film avec celle d’un DVD interactif « didactique », qui serait comme la « partition » de ce spectacle ; chaque trajet de danseur y sera détaillé suivant différents points de vue et mis en rapport interactif avec l’ensemble de telle manière qu’une compagnie désireuse de remonter cette pièce puisse y parvenir – quasi – sans l’apport du chorégraphe ou de ses assistants. Le film quant à lui assume un regard subjectif, non exhaustif, un point de vue fédérant et prédéterminant l’enchaînement des choix de réalisation – à nos yeux le meilleur garant d’une chance de succès dans la transmission des enjeux de la chorégraphie.

Quels sont-ils ? Quels moyens cinématographiques mettre en action ? Que dois-je faire voir à tout prix pour rendre justice à l’impact de la pièce lors d’une représentation live ? Qu’est ce que le film peut apporter dans l’espoir – illusoire ? – de transcender la présence physique des danseurs ; le défaut de présence que l’illusion cinématographique tentera de colmater à « la pointe de ses propres possibilités » - suspension of disbelief- prise au pied de la lettre (ce qui rend le défi du film de danse à ce point exaltant…) Un peu comme si l’on espérait récupérer ce défaut de présence des danseurs sur la distance, sur la diversité des points de vue ou sur les jeux de mise en évidence par le rythme du montage, etc.

Un modèle d’auto organisation
Bien sûr le vocabulaire « dansant » est riche, dynamique et virtuose. Bien sûr, la courbe formelle de la pièce mène sans discontinuer le regard, le plaisir du spectateur vers un irrésistible accroissement des ressources jubilatoires en une débordante accumulation de locales admirations… mais un projet plus ambitieux sous-tend cette évolution. One Flat Thing reproduced est un audacieux modèle d’auto organisation. Cette pièce, en tant que partition chorégraphique, tente dans le champ de la danse une audacieuse percée qui trouve écho dans les modèles scientifiques élaborés ces dernières années sous le terme générique d’émergence, où l’on assiste à la naissance d’un ordre global macroscopique à la surface d’un mode local d’organisation complexe. Imaginez un orchestre où chaque musicien serait tour à tour et simultanément chef, interprète et partition interactive ; imaginez un réseau de rangées de dominos dont la chute suivrait des arbres de ramifications entrecroisées, dont les chemins se déclenchent et se bloquent en séries causales et hiérarchies enchevêtrées, où l’on s’attend l’un l’autre suivant une précise codification de gestes – signaux – (Cues and triggers) pour culminer en une sorte d’incendie de la forêt des possibles, en un foisonnement vibratoire où l’observateur assiste à l’émergence d’un phénomène d’une autre nature, transcendant la somme des actions locales. Tout comme les systèmes naturels, One Flat Thing reproduced possède des niveaux successifs d’emboîtements : au niveau de base, les unités entrent en interaction ; au niveau global, macroscopique, le phénomène émergent dégage de nouvelles entités munies de propriétés originales. Le défi cinématographique sera d’unifier ces différents modes « vibratoires » au sein de la continuité filmique, avec ses contraintes et ses ressources propres. L’ensemble du projet cinématographique sera formaté dans cette perspective.
Un « jeu de la vie » grandeur nature. Pour prolonger la métaphore informatique et pour parler en termes d’automates cellulaires, One Flat Thing reproduced, en tant que système auto organisé, est un « jeu de la vie » (cette simulation de vie cellulaire sur ordinateur) grandeur « nature », un jeu de classe X puisqu’il n’existe aucun moyen plus rapide pour prédire son comportement au cours de son évolution que d’observer ce système lui-même : il n’obéit à aucun timing extérieur ou détermination temporelle autre que le jeu d’interactions entre les danseurs. Sa durée peut donc subir de fortes variations (plus de 20% sur la durée globale ; ce qui est pour le moins inhabituel pour une pièce scénique si souvent représentée !).

Un référent structurel inorganique comme révélateur
Tout comme le jeu de la vie qui développe sa logique sur l’échiquier de l’ordinateur, One Flat Thing reproduced répand sa frénésie vitale dans le quadrillage d’une vingtaine de tables. Les voici, ces « choses plates reproduites » !
Cette architecture scénique met en place une urbanisation cubiste faite d’un plan en élévation par rapport au sol, niveau surélevé, creusé d’allées et de corridors que la danse va explorer de toutes les manières possibles : on grimpe, on rampe dessus, dessous, on glisse, on frappe des mains, des coudes, des jambes, on y court, on y est porté comme en vol de surface… Leur blanche froideur évoque un océan de blocs de glace ; One Flat Thing reproduced fait partie d’une thématique qui a traversé l’½uvre de William Forsythe durant de nombreuses années : l’expédition « désespérée » de Robert Scott à la conquête du Pôle Sud. Cette accumulation de tables a vu et fait naître ces mouvements dansés qui n’ont eu d’autre choix d’adaptation à la rigide scénographie que d’en reproduire certains aspects rythmiques, orthogonaux, angulaires. La vitesse et la souplesse des interprètes semblent se jouer de ce cadre inhospitalier pour la danse : il finit par prendre un rôle de « révélateur » de la fluidité des mouvements, comme si les corps acquéraient une présence physique exacerbée, héroïque en contraste, en lutte avec le référent structurel inorganique.

SICILIA, VIE DI GIBELLINA
PROPOSITION CHOREGRAPHIQUE / MANUELA RASTALDI


En octobre 2006, Thierry De Mey s’est rendu avec la chorégraphe Manuela Rastaldi en Sicile, dans l’ancienne ville de Gibellina. Sur le site de la ville, détruite en 1968 par un tremblement de terre, Alberto Burri a édifié dans les années 80 le Grande Cretto en hommage aux victimes du séisme. Il s’agit d’une ½uvre monumentale, pour laquelle l’artiste a imaginé une immense coulée de ciment blanc dévalant le flanc de la montagne. De grandes tranchées ont été réalisées, suivant le tracé des rues de l’ancienne ville, permettant au visiteur de se déplacer au sein de ce labyrinthe blanc.
Thierry De Mey invite la chorégraphe Manuela Rastaldi à proposer le cadre dramaturgique d’une chorégraphie pour un sextuor de danseurs, évoluant dans ce dédale de rues désertes. Le tournage a été effectué selon une arborescence complexe, reposant sur différents axes de décision simulant le déplacement à l’intérieur du labyrinthe. Le film s’appuie sur un mode de déclenchement vectoriel. Dans le champ de la caméra, les directions (gauche/droite) initialisées par le spectateur l’engagent sur les pas des danseurs ; au gré de ses choix successifs, il se trouve entraîné à leur suite dans le labyrinthe des rues et ruelles.

KINSHASA, VILLE EN MOUVEMENT

À Kinshasa, tout est mouvement. La caméra est guidée par des personnages de la vie kinoise, faisant office de « passeurs » dans la mégapole, pour en découvrir les aspects insoupçonnés. Le spectateur peut s’attacher au pas de tel ou tel de ces « guides» :
« Kin, ville en mouvement »
« Tout puissant Konono international »
« Bal en banlieue : la rumba du BANA OK »
« Kin, danser sur les toits »
« Les Hip-Hoppeurs de Maïsha parc »
« Sur fond de ciel »
« Orphelins et enfants sorciers »
« La vie en rose au baobab »
« Roger, le petit virtuose : Kinshasa est foutu »
« Fabrice, le rappeur sourd et muet et Dinozord, son pote »
« L’hymne à la joie »
« Serge, ex-enfant soldat, ajusteur et marionnettiste »
« Papy Ebotani et le chef du marché »
« Papy Ebotani et les étals du marché »
« Papy Ebotani et les enfants de la rue »
« Les funérailles du grand acteur Doudou Ngafura »
« Les sapeurs de N’djili »
PRESSE
Entrez dans la danse !, La Libre, Guy Duplat, 3 avril 2007

Mouvement intérieur, Mouvement, Camille Guynemer, janvier-février 2008

Thierry De Mey anime le mouvement de l’intérieur, Bozar Magazine, Xavier Flament, 1 avril 2007

L’homme qui dansait avec les mains, Le Mad, Jean-Marie Wynants, 28 mars 2007

L’insaisissable légèreté du mouvement, Le Soir, Jean-Marie Wynants

Pour obtenir le dossier sur le spectacle From Inside cliquez ici

Charleroi/Danses - http://www.charleroi-danses.be
Pôle Sud - http://www.pole-sud.fr